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Baarack.


Vous avez sans doute vu, comme moi, ce mouton qui portait pas moins de trente-cinq kilogrammes d'une laine serrée et dense sur tout le corps. L'animal baptisé Baarack s'était perdu dans les immenses étendues sauvages d'Australie, pendant près de cinq ans, et avait tout ce temps conservé sa belle toison. Enfin belle, c'est vite dit. À la longue, elle était, à la vérité, devenue fort crasseuse et pleine de vermines.

Imaginez le calvaire de l'ovidé lorsqu'il se mettait à pleuvoir ! Trimballer toute la journée l'équivalent de quarante pulls de laine mouillée, ça ne donne pas franchement envie de chanter sous la pluie ni de bêler. Et puis la laine, ça gratte ! Il est à peu près sûr que dans les mêmes conditions en France, en 1940, la pauvre bête n'aurait pas hésité à faire de l'œil à un soldat allemand juste dans l'espoir d'être tondue à la libération.

Quand on voit sa photo, c'est assez impressionnant. On dirait Demis Roussos et Alf réunis. Mais ne vous moquez pas de Baarack ! Ni de son prénom ni de sa toison. Il aurait très bien pu s'appeler Donald et, du coup, cela aurait été plus difficile de lui tondre la laine sur le dos. Non, ne vous moquez pas. Pensez plutôt qu'après les confinements successifs qui nous guettent encore, nous pourrions bien lui ressembler. Un variant un peu costaud, jamaïcain par exemple avec des dreadlocks, et nous voilà tous des Baarack en puissance.

Imaginez : cinq ans sans coiffeur, sans rasages, sans crèmes dépilatoires et maintenant remontez pour zoomer la photo. Voilà, on y est !

Fort heureusement, pour en revenir à nos moutons, l'histoire s'est bien terminée pour celui-là. On l'a retrouvé, soigné et surtout débarrassé de son épais pelage.


Moralité : Que l'on suive ou non le troupeau, on finit toujours, malgré tout, par se faire

tondre...


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